les castagnettes de casse noisette

chroniques d’ une parisienne casse bonbon

 

le footus horribulus, un animal domestique d’ un genre nouveau…

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Ah ça je ne peux pas dire que je n’ avais pas été prévenue. Dès notre premier rendez vous galant mon cher amoureux m’ avait fait savoir avec toute la classe qui lui est propre que pour mes beaux yeux il était en train de manquer un match de l’ olympique lyonnais en ligue des champions. Au moins ça prouvait déjà qu’il avait le sens du sacrifice. Et ça avait l’ avantage de poser les choses clairement… j’ avais affaire à un footeux. Ô perspective radieuse d’ une vie de couple pleine de rebondissements… de ballon.

Au début c’ était plutôt soft. Monsieur ne voulait pas m’imposer son sport à plein temps… quelle délicate attention me direz vous… PAS DU TOUT ! c’ était juste que la saison était finie! malheur à moi j’ allais bientôt connaître les joies et les palpitantes aventures du mercato. Le mercato ? c’ est quoi ce truc ?!? une marque de ravioli ? un resto branché ? Pas du tout, femme ignorante ! C’ est une période cruciale, qui permet aux clubs, deux fois l’an, d’ acheter des joueurs plus ou moins doués ou alors de constater une fois de plus qu’il ne peuvent pas se les payer…

puis revient le temps du championnat, de la champion’s league, de la coupe de France, de la coupe de l’uefa qui est un peu la champion’s league des nuls et plein d’ autres choses dont vous ne soupçonniez même pas l’ existence, avant. et la c’ est le festival:

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Les grands cris quand il y a but (ou pas) qui font qu’après on pourra décemment pas insulter la voisine qui fait sa 12ème pendaison de crémaillère. Le sites de l’ équipe, football365 et footmercato dans les sites internet favoris. Les 2 paquets de clopes qui partent en fumée le soir de Lyon Manchester (alors que d’ habitude il ne fume pas) les potes qui débarquent à la maison et qui vous amènent du coca light -parce que c’ est la condition sinéquanone à leur venue… hihi. Et le monsieur qui fait du boudin parce que son équipe n’ a une fois de plus pas passé les quarts de finale…

de votre côté c’ est de pire en pire…

 

vous vous mettez à connaître le classement de la ligue 1 par coeur

vous savez que Loïc Rémy appartient à Lyon mais a été prêté à Lens

vous vous surprenez à poser des questions du style  » et si Paris perd ils sont en zone de relégation?

vous scotchez devant un documentaire tout pourri sur Hatem Ben arfa

vous rigolez bien quand les guignols de l’info se foutent de la gueule de l’OM

vous vous embrouillez avec un vieux supporter du PSG au parc des princes (oui oui. le parc des princes parfaitement)

vous gueulez « c’est quoi cet attentaaaaaaaaaaaat!!!!! et là c’ est vraiment foutu avec la voisine.

c’ est fini vous êtes perdue.

 

 

 

 

 

 

Dans : (mes)aventures
Par lescastagnettes
Le 27 mars, 2008
A 15:30
Commentaires : 0
 
 

immersion à l’opéra bastille…tribulations d’une stagiaire

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Dans le cadre de ma fin de cycle universitaire j’ ai eu la chance… que dis-je le suprême honneur ( hé oui c’ est ce qu’on vous fait bien comprendre à l’arrivée) de faire un stage à l’opéra Bastille pendant deux mois et demi, du 20 janvier au 5 mars 2008. Je vais pouvoir ô joie assister à la production d’ un opéra de A à Z… en l’occurrence, le chef d’oeuvre colossal de Wagner, Parsifal. Je me vois déjà, assise aux côté du metteur en scène prendre des notes d’un air concentré et suggérer une idée qui s’ avérera bien sûr par la suite lumineuse… Là, je me vois d’ un coup propulsée au sommet, parcourant les soirées mondaines pleines d’ artistes en tous genres, une coupe de champagne rosé à la main. MOUAHAHAHA. que nenni… la réalité fut tout autre.

Première journée: j’ ai rendez vous à 14h avec mon « tuteur », la scénographe et décoratrice de Parsifal. je m’attends à un passionnant rendez vous ou l’éminente artiste m’expliquera le pourquoi du comment de la mise en scène et m’ exposera ce qu’elle attend de moi en tant que « super assistante hyper polyvalente ». 14h15. Soit. Les grands artistes sont toujours en retard. 14h30. je commence à connaître par coeur les horaires des techniciens à force de scruter les feuilles de services en attendant… 15h. Je décide de manière officielle qu’on vient de me poser un gros lapin et repars dépitée…

Deuxième journée: première répétition, prévue à 9h du matin d’ après le planning que j’ ai du aller mendier auprès de la direction…une heure d’ attente pour obtenir une pauvre photocopie et un commentaire sarcastique du directeur de la production « n’oubliez pas d’ avoir un petit thermos de thé chaud sous la main! pour nos artistes » Sans blague! Et ils veulent quoi les artistes ? Du darjeeling, du thé vert ? du thé fumé ? si je l’ achète chez Mariage frères ça conviendra à tout le monde ? Pppfff je crois rêver. Le mythe de la stagiaire qui fait le café était donc réel ? Mais revenons à nos moutons . J’ entre dans la salle de répétition. Là, armée d’ un grand sourire je lance un bonjour à l’ adresse des 3 ou 4 personnes présentes. Une grande asperge, moulée dans un jean stretch me toise et me répond d’ un « vous êtes qui ? » Festival du bafouillage… je sors mon badge. Pour prouver que je ne suis pas infiltrée de manière illégale…je me précipite vers la chaise la plus au fond du fond de la salle. C’ est là que les mondanités commencent: les artistes entrent les uns après les autres, se racontent leurs vacances, leur petit rhume et bla bla bla pendant une heure …au final, à l’arrivée du metteur en scène on a droit à un long exposé… en anglais sur Wagner et ses multiples problématiques… je rentre à la maison avec 10 pages de notes sous le bras mais pas une note de musique en tête

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le mois suivant…
j’ai enfin pris mes petites habitudes et plus personne ne me demande qui je suis … parfois au détour d’une scène alors que je photographie tranquillement quelques éléments du décor, une vieille figurante vient m’ agresser en me demandant si je suis autorisée à prendre des photos…
Côté musique je découvre Wagner qui jusque là ne faisait pas partie de mes compositeurs favoris -un léger blocage avec l’ allemand peut être…- quoiqu’il en soit la langue détestée de l’ époque du lycée devient miraculeusement agréable et mélodieuse lorque qu’elle se mêle à la musique et tous les préjugés s’envolent. Le soir pour le plus grand bonheur de mika je chante « paaaaaarsifaaaaaaal » à tout bout de champ…

On m’ a bien fait comprendre dès le début du stage que le rôle d’une stagiaire n’ est ni de donner son avis, ni de faire quoi que ce soit de concret. Non. Ce rôle se limite plus à être la personne invisible dans un petit coin. Tellement invisible que les gens autour d’ elle se mettent à raconter leurs petits secrets… les « le metteur en scène est une ordure » ou les  » c’est qui cette nouvelle costumière- t’as pas son numéro » vont bon train. Malgré quelques petites déconvenues sur ce que j’ attendais de ce stage j’ ai quand même passé deux mois bien enrichissants au sein de cette « ville dans la ville » et je compte bien y remettre les pieds d’ici peu…

 

 


Dans : (mes)aventures
Par lescastagnettes
Le 10 mars, 2008
A 13:08
Commentaires : 0
 
 
 

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